07.11.2009
Enquête sur l'islam radical

La vision de ces silhouettes fantomatiques dans les rues dérange, surprend et effraie parfois. En France, le voile intégral est objet de polémiques. Pourtant, ces femmes ne sont que la partie la plus visible et la plus frappante de l'iceberg d'une mouvance appelée salafiste. Nous avons rencontré ces «puristes» de l'islam, pour qui les règles du quotidien ne peuvent se calquer que sur celles du prophète Mahomet. Quitte à faire fi des lois de la République...
Ce reportage est un document. Un témoignage exceptionnel. Pour la première fois, en plein débat sur l'identité française, au moment même où le port du voile divise l'ensemble de la communauté musulmane, des femmes salafistes ont accepté de s'expliquer. De se livrer comme jamais et d'ouvrir leurs portes à des journalistes. Pour aller aussi loin, pour plonger ainsi au cœur de l'islam radical de France et gagner la confiance de ces femmes qui ne sortent que très rarement de chez elles, Nadjet Cherigui et Axelle de Russé ont négocié des semaines. Pas à pas. Puis, elles se sont immergées en profondeur, enquêtant comme personne n'avait réussi à le faire avant elles, en se plongeant dans un monde, semble-t-il, irrationnel, mais totalement codifié. Si certains salafistes ont accepté de jouer le jeu de la transparence, les accueillant chez eux, d'autres, notamment à proximité des mosquées les plus dures, les ont reçues avec des injures et parfois des menaces, leur interdisant même de prendre des photos dans des rues où la liberté de mouvement se restreint lentement. Pour approfondir ce voyage en terre inconnue, Le Figaro Magazine s'est aussi adressé au journaliste et écrivain Mohamed Sifaoui, spécialiste des mouvements intégristes. L'occasion de comprendre la nature réelle du salafisme, ce mouvement en plein essor qui attire à lui chaque année toujours plus de «convertis».

En présence d'hommes étrangers à la famille, ou face à un appareil photo, Fatima porte le voile, même chez elle. Mais ce sont les mêmes gestes du quotidien, ceux d'une mère douce et attentive avec ses enfants.
Tout commence simplement par un rendez- vous à quelques kilomètres de Paris, dans une petite ville de banlieue de l'Essonne. La cité, certes, est populaire, mais proprette. Aucun pitbull ni rottweiller à l'horizon. Ceux qui «tiennent» les halls sont de gentils retraités discutant pétanque bien au chaud. Fatima * nous reçoit chez elle. La jeune femme a fait le choix du minhaj (le chemin) salafi. Elle porte le jilbab (voir encadré p. 53), mais se voile intégralement lorsqu'elle est maquillée ou pour ne pas laisser apparaître son visage en photo. Derrière la porte, point de voile ni d'austérité, mais un accueil chaleureux et le sourire d'une beauté d'ébène au corps de liane. Elégante et féminine, la jeune femme a pris le soin d'accorder la couleur de ses boucles d'oreilles au bleu de son piercing au nez. Fatima, 23 ans, mère d'un bébé de six mois, nous invite gentiment à nous déchausser avant d'entrer. L'intérieur est impeccablement tenu, la décoration, ultraminimaliste. Pas de photo ni de tableau, aucune référence à l'islam si ce n'est quelques livres religieux reliés de dorures et soigneusement rangés dans un meuble du salon. Un épais rideau beige sépare la pièce principale du reste de l'appartement. « Cela nous permet de diviser l'espace lorsque je reçois mes amies. La mixité nous est interdite. Quand mes copines viennent prendre le thé ici, je baisse les rideaux et mon mari s'éclipse toujours dans une autre pièce.»

A 29 ans à peine, déjà mère de quatre enfants, (Sephora, 11 ans, Shaïma 10 ans, Thaouban, 9 ans, Ajar, 7 ans), Kenza a de l'énergie à revendre sous son niqab.
«L'école publique est incompatible avec mes principes religieux»
Fatima, d'origine malienne, est née et a grandi en France dans une famille musulmane de huit enfants. Son cheminement vers plus de religion s'est fait naturellement, explique-t-elle. «Je suis la seule de la famille à avoir fait le choix du voile. J'ai lu le Coran, étudié la vie du Prophète et de ses femmes, qui sont pour moi des modèles à suivre. C'est ainsi qu'elles se couvraient, je fais de même. J'ai trouvé en l'islam les réponses à mes questions, le din (la religion) est simple et les interdictions sont claires. Il n'y a qu'à suivre ce que disent les textes.» Pour le reste, Fatima raconte une vie de jeune femme comme les autres. Elle surfe sur le net, apprécie le shopping et les sorties au resto avec les copines. « Mes amies sont de toutes origines et confessions. On parle de tout et n'importe quoi, même de sexe ! Tant que cela se passe entre filles, il n'y a pas de tabou », précise-t-elle. Convaincue de son choix, Fatima n'émet aucun doute. Sa voie est certaine, c'est celle des salafis et de la sunna (la tradition du Prophète). Elle n'osera exprimer qu'un regret : l'exclusion du monde du travail. Mais aussi une douleur : les regards pesants, les sarcasmes cruels et les insultes blessantes. « Je ne comprends pas un tel déferlement de haine, je ne suis en aucun cas en dehors des lois de la République, se persuadet- elle. Chaque fois que je suis sortie en sitar (voir encadré), j'ai accepté de me dévoiler pour les contrôles. La seule chose qui ne me convienne pas, c'est le modèle de l'école publique. C'est incompatible avec nombre de mes principes religieux. Pour ma fille, j'ai déjà commencé l'école à la maison quelques heures par jour et l'apprentissage des quelques sourates de base. Plus tard, elle ira dans une école privée musulmane. » Dans la République, point de salut !
La règle est claire : on baisse les yeux quand on s'adresse à son mari

Un bruit de serrure. Sur le pas de la porte, Yvon (son époux), accompagné de Bertrand, son frère jumeau, rentrent du travail. Aujourd'hui, Yvon a consenti une entorse à l'interdiction de la mixité afin d'échanger avec nous. Son épouse accepte également, mais rappelle que si la parole est libre, les règles, elles, sont claires : on doit baisser les yeux lorsque l'on s'adresse à son mari.
Rapidement, Yvon, en tenue de boulanger (c'est son métier), se retire pour réapparaître en kamis. Ce grand gaillard athlétique porte le cheveu court, la barbe longue et fournie comme il est de rigueur chez les « salafs ». Les deux frères «Français de souche, avec quelques origines juives», tiennent- ils à préciser se sont tous deux convertis à l'islam il y a huit ans. Une enfance difficile, le chômage, l'alcoolisme des parents, et puis très vite la délinquance. Vulnérables économiquement autant que socialement et psychologiquement, les jumeaux ont trouvé refuge dans les écrits salafs. Si eux s'en défendent, nombre de nouveaux convertis peuvent être la proie de ceux qui cherchent à attirer les plus égarés. «Nous étions des cas sociaux, l'islam nous a sauvés. Aujourd'hui, je ne me dégoûte plus. Si Dieu accueille le repenti et pardonne, je peux aussi me pardonner à moi-même.»
Yvon et Fatima sont mariés depuis quatre ans, après une seule et unique rencontre bien codifiée et surveillée. La moukabala, «un genre de speed dating à la musulmane », confie Fatima en souriant. Dans le milieu, pas question de se fréquenter hors mariage. Ceux qui sont désireux de convoler en justes noces le font savoir à l'entourage. Le réseau s'active et les propositions arrivent. «Il s'agit d'être précis quant aux critères physiques, d'âge, de couleur de peau, etc., explique Fatima. Ensuite on se rencontre, toujours en présence d'un tuteur pour la femme (un père, un oncle, un frère...).»

Visite chez le médecin.
Loin d'être un rendez-vous galant romantique, la moukabala est un moment important. Pas de place au coup de foudre ! La priorité : partager les mêmes valeurs. On parle donc éducation des futurs enfants, vie de couple, pratique de la religion. Chacun prend alors «librement» nous dit-on la décision de poursuivre ou non et peut renouveler l'expérience tant que l'âme soeur n'est pas trouvée. Beaucoup plus au sud, à quelques centaines de kilomètres, dans les rues d'un quartier populaire d'Avignon, Kenza, 29 ans, s'avance entièrement couverte de noir. Son niqab ne laisse apparaître que des yeux que l'on devine rieurs. Babouches aux pieds, la jeune femme marche d'un pas énergique. Drapée de noir, elle surprend par son enthousiasme et sa spontanéité. «Je n'ai aucun problème avec mon niqab dans la rue, s'exclame- t-elle. Moi, j'ai le voile dans la peau !» Kenza presse le pas, elle est attendue chez sa meilleure amie, Marie-France, pour une leçon culinaire autour du couscous. Marie- France est une quinqua coquette, dynamique et enjouée, mais aussi une très fervente catholique. «C'est notre amour de Dieu qui nous a réunies. La seule différence, c'est que je mange du porc contrairement à Kenza. Pour le reste nous avons les mêmes valeurs et la même façon de pratiquer : ils ont le ramadan, nous avons le carême... Quarante jours, en plus ! J'ai un bon coup de fourchette et je peux vous dire que j'en souffre !» s'exclame-t-elle avec l'accent parfumé de la Provence. Dans le salon, Sainte- Thérèse, la Vierge Marie, Jésus, les flacons d'eau bénite et autres crucifix partagent très naturellement l'espace avec le poster d'une bimbo à moitié nue. «Cela ne vous choque pas tout de même... ? se moque Marie-France. Je la trouve belle tout simplement...»
La polémique autour du voile intégral, elle la refuse et défend son amie. «Toutes nos bonnes soeurs portent le voile ! Et n'oublions pas que, jusque dans les années 60, on ne mettait pas un pied dans une église sans se couvrir !» Etrange alliance de ces deux religions que bien des points opposent.
Le temps passe. Kenza doit aller chercher ses enfants à la sortie de l'école. Puis c'est la prière en famille avec Allal, le père, sur le tapis du salon. Sereinement, Allal et Kenza racontent leur choix de vie. « Je n'ai jamais forcé ma femme à porter le voile. C'est en lisant les textes qu'elle a pris seule sa décision.» La jeune femme acquiesce : «D'ailleurs, quand on s'est connus je ne portais rien... ; ah si, une culotte ! lâche-t-elle dans un éclat de rire. En tant que musulmans, nous sommes tous salafs. Notre devoir est de suivre les pratiques du Prophète à la lettre et c'est ce que je fais.» L'heure tourne et les enfants se pressent autour de leur mère pour le jeu du soir. Près d'une heure de questions-réponses autour de l'islam, du Coran et du prophète Mahomet. « Il n'y a pas pire péché que d'obéir par obligation, explique Allal. Il est essentiel pour nous d'éduquer nos enfants à la religion et cela peut être aussi ludique, la preuve !»

Quelques semaines plus tard en banlieue parisienne, à Gennevilliers. Le ton change. C'est jour de fête pour la communauté musulmane. La sublime mosquée tant attendue est enfin inaugurée. Dans la foule, Nadia, 40 ans. Cette mère de quatre enfants ne cache pas son émotion. « Cela fait près de dix ans que l'on attendait une mosquée plutôt que ces salles de prière aussi obscures que douteuses qui sont devenus des nids à salafs. Mes enfants viendront y suivre les cours de Coran donnés par l'association El Nour (La Lumière). Les éduquer, c'est le seul moyen de les protéger de toute manipulation idéologique.» Derrière l'inquiétude de cette mère de famille, il y a la colère d'une femme blessée. Mariée pendant près de quinze ans, Nadia a vu l'homme qu'elle aimait se transformer au point de ne plus le reconnaître. «Mon mari aimait la vie et sa famille jusqu'à ce qu'il commence à fréquenter des groupes de prière suspects et des forums de discussions salafistes. Très vite, il m'a reproché de travailler et d'être en contact avec d'autres hommes à l'extérieur. J'étais devenue sheitan (le diable). Il m'a quittée pour épouser le salafisme.»
Sur ses conseils, nous nous rendons dans l'une de ces mosquées qu'elle qualifie d'obscures. Au rez-de-chaussée, l'accueil des hommes est tout juste poli. L'étage réservé aux femmes est un espace exigu. L'atmosphère âpre, presque irrespirable, n'a rien à envier à l'ambiance. Au fond de la pièce, une femme voilée de noir fait les cent pas, récitant frénétiquement des versets du Coran. Trois jeunes filles, respectivement en niqab, sitar et jilbab (voir encadré) étudient à voix haute des passages du livre saint. Elles expriment des doutes quant à notre identité : «Vous pourriez être envoyées par les renseignements généraux», explique très sérieusement Salima du haut de ses 20 ans. Avec le même sérieux et un sourire glacial, elle dit ses certitudes quant à notre destinée de mécréants ou de catholiques (peu importe). L'issue sera forcément cruelle, douloureuse et inéluctable. «Vous brûlerez en enfer... à moins de vous convertir.» La jeune fille se ferme. L'échange s'arrête net. En sortant, quelques jeunes de la cité voisine nous interpellent, nous provoquent mais se ravisent très vite lorsque l'un d'entre eux lâche : «Laisse-les tranquilles, elles sortent de la mosquée !»

Porter le voile ne signifie pas forcément l'exclusion. Beaucoup de femmes savent composer avec la modernité. Même le McDo est permis tant que l'on n'y consomme pas les viandes (non halal). Derrière cette apparente normalité, la plus grosse difficulté à gérer est de manger ses frites et profiter de son soda avec un niqab devant le visage.
Un petit peu plus loin, aux abords de cette même mosquée, un très jeune couple s'avance. Lui est français et converti. Quant à son épouse, nous ne verrons d'elle que des mains délicates et soigneusement manucurées. Les échanges sont vifs, il n'est pas question «d'avoir à se justifier», «nous ne sommes pas des animaux», «laissez-nous vivre en paix». Bien plus virulente que son mari, la jeune femme n'a de cesse de répéter «excuse-moi, chéri», chaque fois qu'elle hausse le ton (les femmes n'ont pas le droit d'élever la voix). L'homme insiste sur un point : «Je ne tiens à vous dire qu'une chose. Nous sommes dirigés dans ce pays par des gens qui travaillent pour Satan.» Là encore, impossible de poursuivre, ils se sont déjà éloignés. Quand la doctrine est extrême, le dialogue devient impossible. Dans une librairie accolée à la mosquée, Thomas, derrière son comptoir, ne lève les yeux de son Coran que pour répondre à une cliente en quête d'un jilbab à sa taille. «J'ai un gros arrivage en provenance d'Arabie saoudite prévu la semaine prochaine, il y aura plus de choix.» Tenues islamiques et onguents au parfum d'Orient côtoient nombre de livres. Beaucoup de Coran de toutes les couleurs et de toutes les tailles. Pour le reste, l'essentiel des ouvrages proposés sont signés par les références de la pensée salafiste. Dans les rayons, des jeunes hommes barbus s'installent, plus pour lire qu'acheter. Thomas, le gérant, 26 ans, est né et a grandi dans un presbytère. Elevé dans une famille aux valeurs très catholiques (son frère a fait le séminaire), il a lu la Bible, la Torah, puis le Coran. Aucun doute pour lui : la vérité ne se trouve que dans ce dernier. Un choix et une conversion qu'il a payés le prix fort. Sa famille n'accepte pas et a rompu tout lien avec lui. «Je ne suis pas en colère, mon coeur ne leur sera jamais fermé s'ils veulent m'accepter comme je suis. Mais jamais je ne renoncerai à ma foi.» Thomas s'arrête, fait évacuer le magasin et baisse les rideaux pour quelques minutes. C'est l'heure de la prière.
Après la banlieue, retour à Paris dans une mosquée du XVIIIe arrondissement. Le lieu est un fief ostensiblement salafiste. Notre seule présence et nos questions provoquent une réaction en chaîne. D'abord quelques protestations, des invectives, et très vite viennent les menaces. L'argument ? La rue appartient aux fidèles et la loi, c'est eux. Francine n'est pas musulmane. Habitante du quartier, elle ne cache pas son exaspération et son inquiétude. «Depuis trois ans, tout a basculé ici. L'atmosphère devient très pesante pour les riverains et les passants. Tous les vendredis, la rue est fermée pour permettre aux fidèles de prier jusque sur le trottoir à cause du manque de place à l'intérieur. Je n'ai rien contre l'islam et les croyants, mais là, il s'agit d'autre chose, les comportements sont excessifs. Certains vont même jusqu'à empêcher les femmes de circuler dans la rue parce qu'il y a une mosquée et que l'espace doit être réservé à la seule gent masculine.» Dehors, l'ambiance est électrique. Sortant de la salle de prière, un homme nous interpelle. Complètement exalté, il confirme. «Nous sommes de plus en plus nombreux et bientôt nous vous laverons le cerveau !»

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Roland Hélie : "l'heure est à l'unité d'action"
Le site d'information catholique E-deo a publié, lundi dernier, un entretien avec Roland Hélie :
Votre constat sur ces 2 ans et demi de Sarkozysme...
Sarkozy avait compris, en 2007, qu’une campagne présidentielle, pour un candidat comme lui, ne pouvait se gagner qu’« à droite ». D’où les multiples contorsions auxquelles il s’est livré pour essayer de conquérir l’électorat national. Celui-ci, consterné par certaines prises de positions de Jean-Marie Le Pen (Valmy, Clémenceau, la dalle d’Argenteuil, des affiches incompréhensibles et une « dédiabolisation » anachronique…), s’est, en partie, facilement laissé séduire. Ceux qui se sont fait avoir ont certainement pensé qu’il valait mieux voter pour un Sarkozy qui réaliserait qu’une partie de leurs espérances plutôt que pour un Le Pen décrédibilisé qui n’a plus beaucoup influence sur la politique française.
C’était bien mal connaître les politiciens du Système. A propos des méfaits de l’immigration par exemple, Sarkozy avait promis « le karcher », et finalement il leur a donné des ministères à des personnes issues de l’immigration…
Depuis, nous allons de Carybde en Scylla. Regardez simplement ce qui s’est passé depuis un mois : l’affaire Frédéric Mitterrand, l’affaire de son fils Jean, l’affaire de la douche… nous sommes tombés bien bas. Pendant que tout cela défraie la chronique, le peuple, lui, continue à trinquer.
Pour faire simple, je pense que nous n’avons rien à attendre d’un président issu du Système. Que le pouvoir soit social-démocrate ou qu’il soit libéral, cela ne change rien. Il faut aujourd’hui procéder à une rupture totale. Nous travaillons dans ce sens.
Quel est l'objectif de cette 3ème journée (*) de Synthèse nationale ?
La revue et le blog d’information quotidien Synthèse nationale ont été créés il y a trois ans. Notre objectif est, à notre modeste niveau, d’introduire au sein de notre famille politique un nouvel état d’esprit reposant sur le respect mutuel de chacune de ses composantes. Le camp national comprend de nombreuses sensibilités qui souvent se sont affrontées. Mais toutes ont la volonté de défendre nos identités, que celles-ci soient régionales, française ou européenne. Leur existence étant plus que jamais menacée.
En ouvrant ses pages à un grand nombre de personnalités représentatives, une soixantaine à ce jour, ou en les invitant à ses réunions, Synthèse nationale a réussi à prouver que tous pouvaient se retrouver sur l’essentiel. L’heure n’étant plus aux tergiversations stériles sur tel ou tel point du programme ou de la doctrine des uns ou des autres mais à l’unité d’action. Nous sommes devant la nécessité vitale d’engager la reconquête de notre continent. Pour cela toutes les énergies doivent se rassembler.
Et, finalement, je pense que les évolutions récentes que l’on peut observer au sein de notre famille prouvent que nous n’avons pas perdu notre temps. L’entente réalisée lors des élections européennes de juin dernier entre le Parti de la France (PdF), le MNR et la Nouvelle Droite Populaire (NDP) ; le ralliement de Pierre Vial à la NDP ou celui de cadres villiéristes, ou venant du mouvement de madame Boutin, au PdF démontre que les choses bougent (Emmanuel Delhoume, NDLR).
La présence, mercredi 11 novembre à Paris, à notre 3ème journée nationale et identitaire, dont le thème est « Rassembler et résister », de responsables politiques, tels Carl Lang, Robert Spieler, Annick Martin, Pierre Vial, Jean-Claude Rolinat, Pierre Descaves… d’écrivains, d’éditeurs et de responsables associatifs, tels Francis Bergeron, Franck Abed, Frédéric Pichon, Philippe Randa, Anne Kling, René Gandillon, Jean-Gilles Malliarakis, et bien d’autres… d’invités européens comme Hilde Delobel, représentante du Vlaams belang, Alberto Torresano, figure de la Phalange espagnole et rédacteur de la revue Identidad, Gabriel Adinolfi, inspirateur de la droite radicale italienne, des amis catalans, portugais, allemands de Pro Köln… l’ensemble des collaborateurs de la revue, Arnaud Raffard de Brienne, Patrick Parment, Marc Rousset, Patrick Gofman, Lionel Baland, Pieter Kerstens, Nicolas Tandler, Vincent Valois, François Ferrier… prouve, s’il en était encore besoin, que cette volonté d’entente existe bien.
Les lecteurs d'e-deo qui souhaitent en savoir plus sur notre démarche sont bien entendu les bienvenus.
Croyez-vous sincèrement que ces tendances parfois très différentes de la droite nationale puissent travailler ensemble ?
Elles n’ont plus le choix. L’arrivée massive sur notre sol européen de populations venues d’ailleurs transforme la nature de notre continent. Si rien n’est fait, dans quelques décennies nous n’existerons plus. Or, jusqu’à maintenant, seule la droite nationale, dans son ensemble, a été clairvoyante sur ce sujet.
Pour le moment les populations allogènes représentent environs 20 % de la population de l’Europe. Les Européens de souches sont donc encore 80 %. Qu’en sera-t-il dans 30, 40 ou 50 ans ? Si on veut réagir, c’est tout de suite et c’est maintenant. Le jour où l’Islam sera majoritaire, la messe en latin ou de la célébration des solstices ne seront plus vraiment d’actualité. Il faut en être conscient. C’est, je crois, ce que des gens aussi différents que Pierre Vial, de Terre et Peuple, ou Franck Abed, du mouvement catholique Génération FA8, pour ne citer qu’eux, ont compris.
Je précise que je dis cela sans aucun mépris pour quiconque. Chacun a sa place sur notre terre. Mais l’Afrique est le continent des Africains et l’Europe celui des Européens. Ceux-qui, au nom de leurs profits ou de leur idéologie, veulent imposer la société pluriethnique portent toute la responsabilité des drames qu’engendre l’immigration. Ce sont eux que nous combattons…
Quelle actualité pour votre publication ? Comment se porte-t-elle ?
Si l’on en juge par le nombre croissant de nos abonnés, et surtout au taux de réabonnement de ceux-ci, je pense que Synthèse nationale a trouvé toute sa place.
Lorsque nous avons créé Synthèse nationale, nous nous sommes inspirés d’une revue qui, dans les années 50, 60 et 70, avait un large écho à droite de la droite. Il s’agissait de Défense de l’Occident dirigée par Maurice Bardèche. Nous n’avons certes pas la vanité de nous comparer à cette revue qui était ouverte à toutes les tendances de la droite de conviction de cette époque, mais notre objectif est d’essayer d’y ressembler un peu.
Nous publions aussi régulièrement des numéros hors série. Ce sera le cas à l’occasion de la réunion du 11 novembre. Un numéro de 150 pages, intitulé « Les pantins du Système » regroupera une trentaine de portraits de chiens de garde (politiciens, affairistes, journalistes…) de la « pensée unique ».
Votre jugement sur l'évolution du Front national ? En 2010, souhaitez-vous que l'emporte Marine Le Pen ou Bruno Gollnisch pour succéder à Jean-Marie Le Pen ? Dans le cas de la victoire du second, la fusion de la NDP avec le FN est-elle envisageable ?
Vous savez, personnellement j’ai quitté le Front national en 1988 après la disparition de Jean-Pierre Stirbois. Je me garderais donc bien de porter un jugement sur les prétendants à la succession de Jean-Marie Le Pen. Il est vrai que l’on ne succède pas à une personnalité comme Le Pen comme on succède à un Méhaignerie, à un Robert Hue ou à un François Hollande.
Je pense que le Front a joué un rôle important et que, malheureusement, il ne répond plus à l’attente des Français. Nous parlions tout à l’heure des électeurs nationaux qui se sont laissés abuser par Sarkozy. Il est symptomatique de constater que ceux-ci ne reviennent pas au Front après s’être rendu compte qu’ils se sont fait avoir. Ils préfèrent se réfugier dans l’abstention ou, pour certains d’entre eux, voter pour d’autres formations, telles les écologistes ou l’extrême gauche, qui ne sont que des forces supplétives du Système. Les mouvements, comme les humains, naissent, vivent et meurent. L’avenir du Front, dans sa forme actuelle et quel qu’en soit le futur meneur, est derrière lui.
Mais, si les mouvements disparaissent, les idées demeurent. Voilà pourquoi j’ai adhéré à la Nouvelle Droite Populaire. Ce mouvement, dirigé par Robert Spieler, participe activement à la recomposition de notre famille. Sa démarche est complémentaire à celle de Synthèse nationale.
Toutefois, pour répondre à votre question, Bruno Gollnisch, qui nous avait fait l’amitié il y a deux ans de contribuer, sous la forme d’un entretien, à notre revue, sera toujours un interlocuteur respectable à nos yeux.
Que diriez-vous à tous ces jeunes patriotes "dans la nature" (plus encartés nulle part) car déçus par les structures existantes et leur évolution ?
Battez-vous pour vos idées, battez-vous pour votre peau. Formez-vous et agissez. Il ne reste plus beaucoup de temps devant nous. Quel que soit la forme de combat - à condition bien sûr que celle-ci reste légale -, quel que soit le mouvement ou quel que soit la sensibilité idéologique que vous choisissez au sein de notre famille politique, cela n’a pas vraiment d’importance pour moi. Ce qui compte c’est l’engagement pour vos idées, l’engagement pour notre France, l’engagement pour notre civilisation européenne.
Ne vous laissez pas abuser par la facilité du renoncement. La France de demain a besoin de vous, elle sera ce que nous en ferons tous ensemble.
(*) 3ème Journée nationale et identitaire de Synthèse nationale, mercredi 11 novembre, de 11 h 00 à 18 h 30, Forum de Grenelle, 5, rue de la Croix-Nivert 75015 Paris – métro Cambronne. Entrée : 10 €. Nombreux stands de mouvements, revues, associations, librairies… Restauration rapide sur place. A 18 h 00 apéritif géant offert aux participants.
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EOLIENNES : QUI AIME LE VENT RECOLTE LA TEMPETE
Les opposants aux éoliennes sont de plus en plus nombreux
- Le projet de produire 20% de l'énergie électrique par l'éolien en 2020 apparaît démesuré
- Il y a lieu de distinguer entre les petits aérogénérateurs et les grandes éoliennes
- Les problèmes des éoliennes à terre et des éoliennes off-shore sont de nature différente
- Le bilan écologique des éoliennes est contestable.
Voilà bien un sujet de controverses ! Avec ses laudateurs sans nuances et ses opposants quasi enragés ! Le Mouvement Normand, depuis des années, au sein de son Directorat Emeraude (Problèmes énergétiques), répertorie consciencieusement tous les articles parus dans la presse normande sur l'implantation des éoliennes. Nous sommes en mesure de dresser un bilan des fluctuations des refus ou des approbations du phénomène éolien. C'est très éclairant - jeu de mots facile concernant une production d'électricité -, mais il reste difficile de tirer des conclusions.
Il y a des moments d'appétence et des phases de farouches contestations : ces dernières se révèlent de plus en plus prégnantes au fur et à mesure que le nombre d'aérogénérateurs installés s'accroît. Le 26 septembre dernier, une importante manifestation d'opposants s'est tenue au Mont - Saint - Michel : elle symbolise la tendance actuelle de l'opinion qui s'exprime - ce n'est pas toute l 'opinion publique, faut-il le préciser ? - et il apparaît que les partisans de la production d'électricité éolienne se trouvent sur la défensive. Au sein du Mouvement Normand, les opinions sont partagées, mais il est clair que les objections à l'implantation de parcs éoliens l'emportent assez largement, sans que l'énergie éolienne ne soit vraiment rejetée. Cela mérite explication.
En règle générale, les petites éoliennes de résidences isolées ou d'exploitations agricoles - à combiner, dans ce dernier cas, avec les panneaux solaires sur les bâtiments d'élevage, la méthanisation des fosses à lisier, l'utilisation de la biomasse, dans le but d'assurer l'indépendance énergétique de l'ensemble - sont acceptées, plus dans le principe que dans la réalisation. Il semble d'ailleurs que les producteurs d'aérogénérateurs ne se soient pas précipités pour proposer ce type d'engins, dont l'impact visuel est relativement faible. En outre, on note, çà et là, des modèles d'éoliennes qui ne soient pas à pales. Nous sommes persuadés que de grands progrès pourront être réalisés dans le domaine de la petite éolienne, surtout si l'objectif non avoué n'est pas de revendre de l'électricité à E.D.F., mais bel et bien d'assurer l'indépendance énergétique d'un établissement.
Ce qui fait problème aujourd'hui, c'est l'implantation de véritables « fermes » de gigantesques éoliennes dans des lieux prédestinés, notamment dans les schémas régionaux éoliens.
D'abord, le débat est pollué par le reversement de la taxe professionnelle aux communes dans lesquelles sont dressés ces engins démesurés. La plupart du temps, les implantations se font au large de la zone habitée du village, presque en marge des limites communales : de ce fait, c'est la commune voisine qui subit la pollution visuelle et, éventuellement, les autres désagréments (bruits, brouillage T.V....), sans toucher les indemnités afférentes : le versement de la taxe professionnelle à la Communauté de Communes ne fait que déplacer le problème ; c'est la C.D.C. voisine qui s'estime flouée...
Ensuite, la multiplication des éoliennes - au moins quatre, souvent huit à dix - s'explique par la nécessité d'une production d'électricité relativement continue : il y en a toujours une ou deux qui ne tournent pas. C'est d'ailleurs le grand défaut de cette forme de fabrication d'électricité : la discontinuité de la production. Elle rend indispensable l'appoint de centrales au gaz si l'on veut une alimentation constante. L'exemple du Danemark est significatif : les éoliennes y sont légion, mais la production de CO2 y reste constante à cause des centrales thermiques qui restent indispensables pour faire face aux pics de consommation d'électricité. Le bénéfice écologique des éoliennes n'y est donc pas évident.
Enfin - et surtout en France où le prix du kWh est relativement bas - la revente des surplus de production électrique des éoliennes à E.D.F. à un prix nettement plus élevé que le kWh émis par les autres modes de production revient à assurer une véritable rente aux compagnies privées propriétaires d'éoliennes. Ce qui signifie que c'est le consommateur lambda qui, au final, règle la facture.
Nous en resterons là pour la critique à faire à ce mode de production d'électricité (il y aurait d'autres reproches à formuler, mais, délibérément, nous éliminons les reproches à connotations médicales : ils nous paraissent excessifs et, même, souvent dépourvues de vérités établies). Pour nous, c'est la pollution visuelle qui nous gêne le plus. Pour l'instant, il y aurait 2 500 aérogénérateurs de grande dimension installés en France : si l'on veut qu'en 2020, 20% de l'électricité produite viennent de l'éolien, il faudra en monter 6 000 de plus ! (et combien de centrales thermiques pour la régularité de la production de cet immense parc ?). Imagine-t-on tous les horizons de la campagne française surchargés de ces engins surdimensionnés ? Certains objecteront qu'ils ne sont pas visuellement plus polluants que les lignes T.H.T., véritables cicatrices dans nos paysages. C'est exact, mais les éoliennes, installées dans les endroits relativement écartés, sont destinées à produire une électricité de proximité, pratiquement à usage domestique : il faudra toujours des lignes T.H.T. pour amener l'énergie nécessaire aux grandes agglomérations et aux bassins industriels.
Au final, faut-il considérer le mode de production éolien d'électricité comme une fausse bonne idée ?
La réponse est nécessairement nuancée :
1- Ce n'est pas la panacée en matière de production électrique fiable et régulière.
2- Ce n'est pas la solution la plus écologique.
3- Ce peut être une solution d'appoint (dans les îles, les endroits très écartés, les exploitations agricoles - à condition qu'il s'agisse d'aérogénérateurs de petites et moyennes dimensions)
Reste un aspect de la question que nous traiterons à part : l'implantation d'éoliennes off-shore, au large de nos côtes (en Normandie, nous comptons plusieurs projets : au large du Tréport, au large de la côte cauchoise, au large des côtes du Bessin, sur la côte ouest du Cotentin). Nous y sommes favorables, car la pollution visuelle n'y a pas le même impact qu'à terre. Les installations off-shore se font à plusieurs milles en mer et ne constituent pas de véritables obstacles à la navigation ou à la pêche comme l'affirment certains. Nous lançons même une idée : pourquoi ne pas coupler l'installation d'éoliennes off-shore pour la production de l'électricité nécessaire aux opérations de désalinisation de l'eau de mer... ? Ce qui permettrait de résoudre le problème de l'approvisionnement en eau de régions qui vont connaître de graves pénuries dans les années à venir...
Dans le domaine de la production d'électricité à partir d'énergies renouvelables, il ne faut rien négliger, mais, dans le même temps, il faut se garder de systématiser : l'objectif de 22% d'électricité produite par l'éolien en 2020 nous apparaît démesuré et, finalement, peu efficace au plan écologique. Le solaire, la biomasse, la petite hydroélectricité, la géothermie, les hydroliennes, etc. sont des pistes à explorer et à exploiter... ainsi que les économies d'énergie.
Pour le Directorat Emeraude (Problèmes énergétiques) du Mouvement Normand
Pierre LEBIGRE
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RASSEMBLER ET RESISTER !
18:27 Lien permanent | Envoyer cette note
ET SI C'ETAIT VRAIMENT L'HEURE DES « PAYS »... !
Communiqué hebdomadaire du Mouvement Normand
N° 116 - semaine 45 - 2009
- De quoi parle-t-on ? Du « pays traditionnel » ou du « pays », tel que défini par la loi du 4 février 1995 ?
- Quel est le bilan des « pays » (type 1995)
- Et si les C.D.C., dans un mouvement d'émancipation de la tutelle de l'Etat, voulaient bien continuer l'expérience des « pays » ? Qui pourrait les en empêcher ?
- Sans doute y a-t-il lieu de redéfinir la notion de pays et de ne pas opposer en l'occurrence les espaces ruraux et les espaces urbains.
MOTS - CLEFS :
Un dossier récent de « Paris-Normandie », en date du 22 octobre 2009, décrète un peu hâtivement la disparition des « pays ». Le titre est alarmant : « 13 pays rayés de la carte en haute Normandie », une sorte de Tchernobyl institutionnel... De quoi s'agit-il ? Apparemment, cela part de la déclaration du Président de la République, à Saint-Dizier : « (...) Nous proposons de supprimer les Pays qui sont une feuille de plus dans le fameux millefeuille. Ces Pays ont entraîné, eux aussi, de nouvelles structures, avec de nouveaux moyens et de nouveaux fonctionnaires...(...). » N'en déplaise à Nicolas Sarkozy, dont nous avons dit tout le bien que nous pensions de son désir de réformes des collectivités territoriales (cf communiqué N° 115 - semaine 43 - 2009 « Qui trop embrasse mal étreint »), mais à propos duquel nous affirmions, premièrement, que tout était discutable, deuxièmement, que toutes les propositions faites n'étaient pas recevables, qu'enfin nous comptions sur le débat parlementaire pour gommer certaines...aspérités... N'en déplaise donc à Monsieur le Président de la République, nous estimons, au Mouvement Normand, que sa critique des « pays » est en grande partie infondée, que leur suppression serait une grave régression... et que l'heure est venue, en la matière, de secouer le joug de l'Etat central. Cela, bien évidemment, mérite explication, et nous souhaiterions qu'un vrai débat s'instaurât à ce sujet, notamment lors de la campagne des élections régionales.
Préalablement, il convient de revenir sur la notion de « pays ».
A l'origine... On trouve le « pagus » gaulois, c'est-à-dire le territoire où vivait un « peuple » gaulois : les Calètes dans le Pays de Caux, les Abrincates dans l'Avranchin, les Bajocasses dans le Bessin, etc. Sous la férule romaine, le centre urbain principal du pagus prit souvent le nom du peuple gaulois : Lisieux, la ville des Lexoviens, Evreux, celle des Eburovices, Sées, celles des Sagiens... De ce fait, ces « pays » historiques de l'époque gallo-romaine ne représentent pas un espace rural, s'opposant peu ou prou à la cité se trouvant en son centre : il s'agit d'un espace organique avec son centre urbain et le rural qui l'entoure et qui contribue à le faire vivre. Prenons l'exemple du Roumois ou Pays de Rouen de cette époque : Rouen en était le centre et le Roumois s'étendait autant sur la rive gauche que sur la rive droite (sur un espace occupé aujourd'hui en partie par l'Agglo et le Pays « Entre Seine et Bray »)...
L'idée du « Pays » à la fin du XXè siècle émane d'abord de réflexions de personnalités de régions bocagères, d'habitat diffus (Nous pensons notamment à Loeiz Laurent et à son ouvrage, écrit en collaboration avec Louis Ergan « Vivre au pays » (Le Cercle d'or- 1977) : évidemment Bro Dreger (le Trégor), Bro Léon (le Léon), Bro Kerné (la Cornouailles) sont des entités ancestrales reconnues, ayant une indiscutable cohérence. On peut en dire autant de nombre de « pays normands » traditionnels : Pays de Bray, Pays d'Auge, Pays de Caux, Vexin, Bessin, etc.)... Lorsque le Mouvement Normand proclame « l'unité de la Normandie dans la diversité des pays normands », c'est à cette notion de « pays » traditionnels qu'il se réfère. On retrouve un peu cela dans le concept touristique de « pays d'accueil »... Comme on le voit, le « pays » - que nous appellerons, faute de mieux, « traditionnel » - s'inscrit tout à fait dans l'imaginaire ou le ressenti des citoyens. Bien évidemment, dans la sortie du Président Sarkozy, il ne s'agit pas de cela.
Le « Pays », dont il s'agit, a été conçu lors de la Loi N° 95 - 115 du 4 février 1995 d'orientation pour l'aménagement et le développement du territoire. C'est un « territoire de projet caractérisé par une cohésion géographique, économique, culturelle ou sociale ; un lieu d'action collective qui fédère des communes, des groupements de communes, des organismes socio-professionnels, des entreprises, des associations... autour d'un projet commun de développement ; un niveau privilégié de partenariat et de contractualisation qui facilite la coordination des initiatives des collectivités, de l'Etat et de l'Europe en faveur du développement local » (Source : <<http://www.territoires.gouv.fr/indicateurs/portail_fr/ind...>>). Ainsi que l'écrit Michel Verpeaux, professeur à Panthéon-Sorbonne (Paris 1), membre du Comité pour la réforme des collectivités locales : « Le comité Balladur a proposé de proscrire la création de nouveaux « pays » au sens où le prévoyait la loi d'orientation du 4 février 1995, sans pour autant méconnaître le rôle positif qu'ils ont pu jouer dans le développement de l'intercommunalité. La plupart des « pays » ont constitué des structures de préfiguration des groupements de communes et ont, pour l'essentiel, rempli leur office. »
En aucune manière, donc, le « pays » n'est une collectivité territoriale : ce n'est donc pas une feuille du millefeuille.
La haute comme la basse Normandie ont donc constitué sur la quasi totalité de leurs territoires respectifs ces espaces de projet que sont les « pays ». Lesquels sont souvent une addition cohérente de plusieurs communautés de communes. Prenons l'exemple de l'actuel « pays du Roumois » : il regroupe les C.D.C. de Bourg-Achard-Routot, de Bourgthéroulde, d'Amfreville-la-Campagne. Ces trois C.D.C. ont des problèmes communs : la périurbanisation elbeuvo-rouennaise, les transports collectifs, la question de l'eau... pour n'en citer que quelques-uns . Il serait stupide de dissoudre un tel niveau de concertation puisque les problèmes à régler demeurent.
Alors pourquoi le Mouvement Normand prétend-t-il que l'heure des « pays » a vraiment sonné ? Parce qu'il n'est nul besoin d'une impulsion venue d'en haut, de l'Etat central, pour continuer ces fructueuses et fécondes coopérations. Si ces « pays » ont la cohérence qu'ils peuvent prétendre avoir, ils n'ont pas la nécessité de se plier aux oukazes de l'Etat, s'ils veulent se dissoudre ou poursuivre leur aventure. La volonté de « continuer » les « pays » sera donc la preuve de la volonté des collectivités territoriales de s'affranchir en l'occurrence de la tutelle de l'Etat : il s'agira donc d'une véritable volonté de décentralisation. Si cela peut se faire en accord avec les Régions, l'opération sera d'autant plus significative, et, contrairement à ce qu'a dit le Président Sarkozy, cela n'implique absolument pas « de nouvelles structures, de nouveaux fonctionnaires »...
Le Mouvement Normand souhaite faire tout de même deux remarques importantes.
Si le Comité Balladur et le Chef de l'Etat mettent en cause la notion de « pays » (type 1995), dans le même temps, ils souhaitent renforcer les notions d'agglos et de communautés urbaines... Question : n'y a-t-il pas, là, un risque de renforcer abusivement l'urbain par rapport au rural ? Autrement dit, au moment où l'on s'interroge sur les problèmes de désertification, notamment des services publics ou des services d'intérêt général dans les espaces ruraux, remettre en cause la notion de « pays » ne risque-t-il pas d'éparpiller la volonté de travail en commun des C.D.C. essentiellement rurales ?
Seconde observation : l'erreur ne viendrait-elle pas de ce que dans la version moderne du « pays », on ait un peu vite mises à part les villes ? Et c'est là, que l'on revient à la notion du « pays » de l'époque gallo-romaine : le pagus était constitué par la ville-centre et ses alentours ruraux.
En l'occurrence, la création du Grand Rouen - qui approche les 500 000 habitants -, avec ses villes (Rouen - Elbeuf - Sotteville - St Etienne - Quevilly, etc. ...) et ses espaces péri-urbains - encore d'apparence très rurale - ne serait-il pas la préfiguration de l'émergence des vrais « pays » de demain ?
Ce qui veut dire en clair qu'il y aurait peut-être lieu de restreindre le nombre de « pays », d'en accroître la superficie, et, surtout, de faire coïncider les bassins de vie avec le « pays », car c'est, là, qu'on pourrait discerner les vraies cohérences et les vrais espaces de projets.
Quid alors de l'avenir des départements ? A notre avis, il n'y a pas que le Président de la République à vouloir mettre en cause le « pays »...
La géographie de la France évolue depuis quarante ans. Difficilement. Avec des tâtonnements, des crispations, voire des refus d'évolution de la part de ceux qui ne veulent rien changer pour pouvoir garder leurs médiocres prébendes et avantages. Seule une réflexion sans tabou sur la meilleure architecture institutionnelle permettra de faire avancer l'ensemble. Le très corrosif rapport de Philippe Seguin, premier président de la Cour des Comptes, très critique sur les coûts de la décentralisation, est un élément à prendre... en compte.
On peut mieux faire, peut-être même bien faire, mais il faut faire...
Pour le Directorat Rouge (Institutions - décentralisation - régionalisation) du Mouvement Normand
Guillaume LENOIR
18:05 Lien permanent | Envoyer cette note
06.11.2009
Tariq RAMADAM lance un appel à la révolte des musulmans de France ?
06:29 Lien permanent | Envoyer cette note
05.11.2009
S’ADAPTER… OU S’EN ALLER…
Par Pieter Kerstens
La volonté progressiste de métissage à tout prix et l’obligation de « société multiculturelle » imposée par les mondialistes depuis 30 ans, n’a plus rien à voir avec l’immigration des années 60 et constitue un danger pour l’équilibre et l’identité de notre société confrontée à l’Islam conquérant.
Les débats, discussions, polémiques et autres diatribes stériles qui entourent le port ou l’interdiction du voile ne font qu’alimenter le doute dans l’esprit lobotomisé d’une majeure partie de la population.
Que ce soit à Séville ou à Stockholm, ou à Brest et à Budapest, l’interdiction absolue du port de signes ostensibles d’appartenance religieuse en milieu scolaire (privé ou public) est contestée.
Mais la Cour Européenne des Droits de l’homme a estimé, le 30 juin 2009, que cette interdiction généralisée était bel et bien compatible avec la liberté de conscience et de religion, inscrite à l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Les chefs d’état et de gouvernement des 27 pays de l’Union Européenne devraient donc appliquer stricto sensu cette décision de l’instance supérieure. Il n’en est rien et l’on constate depuis la rentrée scolaire que les fanatiques du hijab, du tchador et même de la burqà trouvent un malin plaisir à augmenter la pression dans l’enseignement.
Alors, soyons clairs : l’Europe est une terre de cathédrales et de beffrois ! Non de mosquées et de minarets.
Ce n’est pas parce qu’un cheval naît dans une étable qu’il deviendra une « vache » ; de même pour un agneau qui naîtrait dans une porcherie ne serait appelé un « cochon ».
Il faut donc remettre les choses à leur juste place et dans l’hypothèse vraisemblable où des dizaines de milliers d’immigrés (qu’ils soient de la 1ère ou de la 6ème génération importe peu) refusent toute assimilation, intégration, adaptation et respect de NOS coutumes, de NOS traditions, de NOTRE mode de vie, de NOS règlements et de NOS lois, ils ont le choix de partir AILLEURS où cela leur conviendrait mieux.
En effet, ce n’est pas parce qu’ils ont été « régularisés » puis « naturalisés » que ces allogènes peuvent prétendre maintenant nous imposer LEURS coutumes, LEURS usages, LEURS traditions et LEUR civilisation.
Depuis des décennies, les conservateurs, les libéraux, les démocrates, les socialo marxistes, les écolos, les trotskystes, les libres penseurs, les laïcistes et les francs-maçons ont vidé les églises pour remplir les mosquées. Ces collaborateurs de l’invasion musulmane nous ont imposé le ramadan, la nourriture hallal dans les cantines scolaires, le bruit des babouches, l’odeur du lait rance et de la viande de mouton avariée. Ces félons devront être jugés et punis !
Quant aux sarrasins qui occupent temporairement nos quartiers : PERSONNE NE LES RETIENT !
Source : Synthèse Nationale
21:16 Lien permanent | Envoyer cette note
04.11.2009
Amplifier la campagne de la NDP pour exiger la dissolution de SOS Racisme !
Participez à la campagne militante de la Nouvelle Droite Populaire afin d'exiger la dissolution de l'officine anti-française intitulée SOS Racisme.
Reproduisez et diffusez ce tract !
21:11 Lien permanent | Envoyer cette note
De la recherche de la respectabilité...
Par Robert SpielerDélégué général de la
Nouvelle Droite Populaire
J’ai déjà eu l’occasion d’aborder, dans un texte précédent, cette étrange maladie qui se nomme « recherche de la respectabilité ».
La récente réunion du Bloc identitaire, à Orange, en est une illustration éclatante. Voilà un groupe issu des franges les plus radicales de l’extrême-droite, dont les dirigeants ont décidé d’aller à Canossa, dans l’improbable espoir d’être reconnus, estimés, relayés par une presse perçue comme hostile, bref, aimés. Et dès lors que l’on est un peu aimés par le Système, on peut raisonnablement espérer, après moultes repentances, en obtenir un petit strapontin.
Un des dirigeants du Bloc dénonça virulemment, à la tribune, l’antisémitisme supposé de Le Pen et du Front national, annonçant que le Bloc identitaire prenait définitivement ses distances avec ces idées nauséabondes véhiculées par tous les « ringards d’extrême-droite ».
Certes, il y eut un couac. Ce même responsable, qui dirige le CEPE qui fut, à juste titre, très actif dans la défense de Michel Lajoye, vendait sur son stand des photos du Maréchal Pétain et de Robert Brasillach, ce qui ne manqua pas d’être relevé ironiquement par le journaliste du Monde. Jérome Bourbon, journaliste à Rivarol, publia un excellent texte dénonçant ces donneurs de leçons qui nagent dans les contradictions, ce qui lui valut derechef d’être menacé de « cassage de gueule », ce qui démontre que le naturel a beau être bridé, il revient au triple galop…
Et puis, un second couac… Le représentant et élu de l’UDC suisse claqua la porte suite à une traduction des plus hasardeuses par un identitaire du discours d’un intervenant espagnol parlant de « los negros » (les noirs, en espagnol, nullement péjoratif), traduit par « les nègres », suscitant les réactions que l’on devine dans la salle…
La boîte de Pandore de la respectabilité
La recherche de respectabilité est une boîte de Pandore. Une fois ouverte, elle entraîne des conséquences immaitrisables. Toutes les frustrations, les ambitions, le besoin d’être reconnu, estimé (surtout par ses adversaires), le désir d’être élu ou réélu se libèrent d’un coup, entrainant ceux qui suivent cette voie vers l’abime du déshonneur et de l’échec programmé.
J’observe, tel un entomologiste, ce qui se passe en Alsace. Voilà l’exemple que j’ai déjà cité de deux personnes dont l’une fut conseiller régional, l’autre étant (encore) conseiller général. Elus sous l’étiquette FN, puis migrant vers le MNR, puis Alsace d’Abord, ils furent des radicaux parmi les radicaux, et très proches du Bloc identitaire. Le premier quémanda il y a un an son intégration au Modem, qui lui fut refusée. Tous deux viennent récemment de solliciter leur intégration à l’UMP, qui leur sera tout autant refusée.
Lorsque la boîte de Pandore est ouverte, elle libère chez ceux qui suivent les apprentis sorciers des lâchetés incontrôlables.
La martingale magique
Certains ont cru trouver la martingale magique pour intégrer le Système : dénoncer tapageusement une « extrême-droite » dont ils sont eux-mêmes issus, rompre solennellement avec un supposé antisémitisme, et faire assaut de virulence contre l’adversaire commun aux juifs et aux goys, l’islam, rien que l’islam… L’obsession antisémite est évidemment une absurdité, mais il est tout aussi absurde de refuser de dénoncer la responsabilité majeure d’organisations juives telles la LICRA et le CRIF, dans l’invasion de notre terre. Anne Kling, auteur de « La France licratisée », a remarquablement analysé cette réalité.
Certains dirigeants du Bloc identitaire, usant d’ailleurs d’un raisonnement parfaitement antisémite (les juifs dirigent les médias, donc pour être reconnus par les médias, il faut complaire aux lobbys juifs), se sont engouffrés dans cette impasse. Ils auront ainsi perdu avec certitude l’estime de ceux qui furent leurs amis, sans obtenir pour autant celle de lobbys qui n’oublient rien et qui savent à quoi s’attendre de la part de renégats.
21:09 Lien permanent | Envoyer cette note
Claude Lévi-Strauss, l’identitaire ?

Le mirage de l’entente universelle
Sans doute nous berçons-nous du rêve que l’égalité et la fraternité régneront un jour entre les hommes sans que soit compromise leur diversité.
Si l’humanité ne se résigne pas à devenir la consommatrice stérile des seules valeurs qu’elle a su créer dans le passé (…), elle devra réapprendre que toute création véritable implique une certaine surdité à l’appel d’autres valeurs, pouvant aller jusqu’à leur refus, sinon même leur négation.
Car on ne peut, à la fois, se fondre dans la jouissance de l’autre, s’identifier à lui, et se maintenir différent.
Pleinement réussie, la communication intégrale avec l’autre condamne, à plus ou moins brève échéance, l’originalité de sa et de ma création.
Les grandes époques créatrices furent celles où la communication était devenue suffisante pour que des partenaires éloignés se stimulent, sans être cependant assez fréquente et rapide pour que les obstacles indispensables entre les individus comme entre les groupes s’amenuisent au point que des échanges trop faciles égalisent et confondent leur diversité.
il n’y a pas, il ne peut y avoir, une civilisation mondiale au sens absolu que l’on donne souvent à ce terme, puisque la civilisation implique la coexistence de cultures offrant entre elles le maximum de diversité, et consiste même en cette coexistence.
La civilisation mondiale ne saurait être autre chose que la coalition, à l’échelle mondiale, de cultures préservant chacune son originalité.
Claude Lévi-Strauss, « Race et Histoire », « Race et culture »
« L’humanité s’installe dans la mono-culture ; elle s’apprête à produire la civilisation en masse, comme la betterave. Son ordinaire ne comportera plus que ce plat. »
Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques, 1955
Source : FDS
06:21 Lien permanent | Envoyer cette note
03.11.2009
Avant le 1er congrès du Parti de la France : Carl Lang répond au Nouveau NH...

CARL LANG : "NOUS SOMMES FAVORABLES A TOUTE ENTREPRISE DE RENOUVEAU ET DE RASSEMBLEMENT DES NATIONAUX"
Propos recueillis par Pierre Picace (Le Nouveau NH)
Le Parti de la France va tenir son premier congrès le 8 novembre prochain (*). Un congrès, c’est un acte important pour un parti politique, surtout s’il s’agit du premier ! Quels seront les moments forts de cette journée ?
Carl Lang : Ce premier congrès du Parti de la France est en effet d’une importance toute particulière car il marque notre volonté d’inscrire dans la durée l’engagement qui est le notre au service de la cause du Peuple français et de la Nation. C’est dans un esprit de résistance, de renouveau et de rassemblement que nous allons travailler. En dehors des aspects statutaires qui permettront l’élection du Conseil national, du Bureau politique et du Président, nous aborderons les questions d’organisation et de préparation des élections régionales de 2010 ainsi que les thèmes économiques, politiques et sociaux d’actualité. Sur les questions de la promotion de nos valeurs et de notre projet national interviendront notamment Bernard Antony, Martial Bild, Michèle Carayon, Eric Pinel et Martine Lehideux.
La défense de l’identité nationale et l’affirmation de notre projet de reconquête économique et sociale seront au cœur de ces débats.
Par ailleurs, dans le cadre de notre stratégie de rassemblement des nationaux, Annick Martin Secrétaire générale du MNR et Robert Spieler, Délégué général de la Nouvelle Droite Populaire prendront la parole. Enfin, avant le discours de cloture nous entendrons nos deux invités d’honneur européens : Frank Vanhecke, député européen et ancien président du Vlaams Belang, et Makis Voridis, député national grec.
Le PdF, depuis les élections Européennes a participé à des élections partielles. Quel bilan pouvez-vous en tirer ?
Carl Lang : Ces premiers résultats sont extrêmement encourageants alors que nous ne disposons, à ce jour, d’aucun accès médiatique national. Après seulement 6 mois d’existence du Parti de la France nous avons obtenu plus de 3% des voix aux 2 élections législatives partielles auxquelles nous participions avec Myriam Baeckeroot et Christophe Le Hot. Je suis convaincu qu’une grande partie de l’électorat attend l’émergence d’une nouvelle force politique crédible qui incarne l’espérance de renouveau et de redressement national.
Notre ambition dans un premier temps sera de remobiliser l’électorat national qui depuis 2007 s’est réfugié dans l’abstention ainsi que tous ceux qui sont aujourd’hui les déçus du Sarkozisme.
Jacques Bompard qui est toujours membre du MPF a annoncé son intention de constituer une liste aux élections régionales en PACA. Il est question que des membres du Bloc identitaire s’associe à cette démarche. Le Pdf pourrait-il lui aussi participer à cette initiative ?
Carl Lang : Nous sommes favorables à toute entreprise de renouveau et de rassemblement des nationaux à condition que celle-ci s’inscrive dans un projet d’alternance au partis du système. La démarche de Jacques Bompard nous paraît répondre à cet objectif ainsi qu’à une demande régionale forte d’enracinement et de changement. Nous serons dans cet esprit présents aux élections régionales de 2010 avec nos alliés dans plusieurs régions françaises.
(*) A Villepreux (Yvelines), de 10 h 00 à 18 h 00, Domaine de Grand'Maison.
Carl Lang prendra la parole à la 3ème journée nationale et identitaire de Synthèse nationale, mercredi 11 novembre, de 11 h 00 à 18 h 30, à Paris (Espace Grenelle, 5, rue de la Croix Nivert, XVème - métro Cambronne).
19:00 Lien permanent | Envoyer cette note
L'immigration, un élément destructeur de l' « identité française »
« L’apport de l’immigration à l’identité française » : tel est l’un des sujets de réflexion imposés au « débat » sur l’identité nationale organisé par Eric Besson.
Une première remarque s’impose : l’identité d’une nation ne se modèle pas à la guise d’un pouvoir provisoire ; l’identité d’une nation s’inscrit dans le temps long.
« La France vient du fond des âges », disait le général De Gaulle.
Le socle humain gallo-romain
Selon l’Histoire de la population française de Jacques Dupâquier (PUF, 1988), le peuplement français remonte pour l’essentiel à la période gallo-romaine. En ce sens, il n’est pas faux de parler de « nos ancêtres les Gaulois ». Car c’est vrai, aujourd’hui encore, pour l’immense majorité des Français.
Les « grandes invasions » : une immigration numériquement bien modeste
Les « grandes invasions » ont duré du IVe au IXe siècle. Mais l’entrée des « Barbares » dans l’Empire romain n’a porté que sur un petit nombre de personnes ; le peuplement d’origine de la France, à quelques pour cent près, n’a pas été modifié.
L’apport des « grandes invasions » n’a cependant pas été sans importance dans la constitution de l’identité nationale : la France y a trouvé son nom et certaines de ses institutions féodales et royales les plus anciennes ; la langue romane s’est enrichie de noms francs, alamans, visigoths ou vikings ; et la toponymie de bien des régions - la Bretagne, la Normandie notamment - s’est transformée. Mais globalement les « Barbares » se sont romanisés et christianisés. L’assimilation gallo-romaine a fonctionné.
De Charlemagne à la Révolution : peu de changement dans le socle de population
A partir de la fin du haut Moyen Age le peuplement français ne subit plus que des modifications limitées. Ainsi les guerres de religion et la révocation de l’Edit de Nantes privent la France d’une partie de ses élites nobles protestantes ; et l’Alsace sera repeuplée de Suisses et d’Alamans venus combler les pertes de la guerre de Trente Ans.
A ces exceptions près, le socle de la population française à la veille de la Révolution reste le même qu’au temps de Charlemagne. Et le restera jusqu’à la fin du XIXe siècle.
1885/1970 : un courant d’immigration européenne
Plusieurs courants d’immigration arrivent en France, à partir de 1885 : polonaise, italienne et belge d’abord ; espagnole et portugaise durant les « trente glorieuses ».
Ces immigrations de race blanche, de culture européenne et de religion catholique s’assimileront très rapidement ; et leur apport à l’identité française paraît somme toute modeste.
Certes, il reste dans la région Nord des particularismes polonais et en Lorraine ainsi que dans certaines villes du Midi des traditions italiennes mais celles-ci se sont intégrées à la culture française au même titre que les cultures régionales : on trouve trace de ces immigrations dans les chants, les habitudes culinaires ou certaines expressions.
Mais, fondamentalement, l’identité française n’a pas été modifiée.
Les vagues d’immigration maghrébine et africaine
Les immigrations maghrébines et africaines des quarante dernières années changent radicalement la donne.
D’abord, elles sont beaucoup plus massives que les précédentes : 80.000 à 100.000 personnes par an dans les années 1980/1990, 150.000 à 200.000 personnes par an depuis 2000.
Ensuite, elles concernent des hommes et des femmes venus de civilisations profondément différentes de la civilisation française : civilisation arabo-musulmane pour les uns ; civilisation africaine pour les autres.
Et ces immigrations ne sont pas en cours d’assimilation ; bien au contraire, les problèmes d’intégration qu’elles posent s’aggravent année après année.
Le recul de la civilité française
La présence d’une abondante immigration noire et africaine dans certaines régions est même un élément destructeur de l’identité nationale.
En effet, la transmission de la langue, de l’histoire et de la culture françaises, à travers l’école, devient difficile sinon quasi impossible là où les enfants d’origine française sont dramatiquement minoritaires. Dans certains quartiers on assiste même à une assimilation à l’envers : par défrancisation générale.
Les paysages urbains sont eux-mêmes modifiés par la destruction du tissu commercial traditionnel au profit des commerces ethniques et des enseignes déracinantes. Le bazar et le bidonville s’imposent comme nouvelle forme urbaine dans des pans entiers de plusieurs départements jusqu’ici français.
La perte des repères débouche souvent sur une dégradation des comportements : agressivité gratuite, violence camouflée sous capuche ou simples crachats devenus une pratique courante ; des signes indiscutables d’un recul de la civilité et de la civilisation.
La progression de l’islam dans les banlieues – et la crainte de toute attitude susceptible d’être qualifiée « d’islamophobe » – remet en cause les valeurs mêmes de notre civilisation : la liberté de penser par soi-même, l’esprit de libre examen, le respect de la personne, y compris de la femme.
Dans ces conditions, parler « d’apport de l’immigration à l’identité française » relève, intellectuellement, de la novlangue et, politiquement, de l’imposture.
Jean-Yves Ménébrez
03/10/2009
Polémia
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02.11.2009
Mercredi 11 novembre, de 11 h 00 à 18 h 30 : LE GRAND RENDEZ-VOUS NATIONAL ET IDENTITAIRE DE L'AUTOMNE...

RASSEMBLER ET RESISTER !
LA 3ème JOURNEE DE SYNTHESE NATIONALE
Mercredi 11 novembre 2009, de 11 h 00 à 18 h 30, à Paris (Forum de Grenelle - 5, rue de la Croix Nivert 75015 - métro Cambronne), se déroulera la 3ème journée nationale et identitaire organisée à l'occasion du 3ème anniversaire de la revue Synthèse nationale.
Ont déjà annoncé leur participation à cette journée :
- Franck Abed, écrivain, président de Génération FA8
- Gabriel Adinolfi, écrivain et journaliste (Rome)
- Josep Anglada, Président de Plataforma per Catalunya (Barcelone)
- Francis Bergeron, écrivain
- Olivier Bonnet, Instigateur de La Desouchière
- Duarte Branquinho, Tierra e povo (Lisbonne)
- Pierre Descaves, ancien député, Président de France résistance
- Hilde De Lobel, Vlaams belang (Anvers)
- André Gandillon, rédacteur en chef de Militant
- Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale
- Anne Kling, écrivain
- Carl Lang, Président du Parti de la France
- Jean-Gilles Malliarakis, éditeur
- Annick Martin, secrétaire générale du MNR
- Frédéric Pichon, président d'Europae gentes
- Philippe Randa, écrivain et éditeur
- Enrique Ravello, directeur de Identidad (Madrid)
- Marc Rousset, écrivain
- Jean-Claude Rolinat, écrivain et journaliste
- Robert Spieler, délégué général de la Nouvelle Droite Populaire
- Nicolas Tandler, écrivain et journaliste
- Alberto Torresano, Responsable phalangiste, rédacteur à Identidad (Madrid)
- Pierre Vial, président de Terre et Peuple.
- Judith Wolter, Présidente du groupe Pro Köln au conseil municipal de Cologne
Et bien d'autres...
11 h 00 : ouverture des portes, visite des stands.
11 h 30 / 12 h 30 : 1ère table ronde avec des représentants de la presse nationale et du monde associatif.
12 h 30 / 14 h 00 : restauration rapide sur place.
14 h 00 / 15 h 00 : 2ème table ronde sur la nécessaire reconquête culturelle.
15 h 15 / 16 h 15 : interventions des invités européens.
16 h 00 : point presse
16 h 30 / 18 h 00 : "RASSEMBLER et RESISTER" avec Annick Martin, Pierre Vial, Carl Lang, Robert Spieler et Roland Hélie.
18 h 00 / 18 h 30 : c'est la tournée de Synthèse nationale, apéritif géant offert aux participants...
Les collaborateurs de la revue, Lionel Baland, François Ferrier, Pieter Kerstens, Patrick Parment, Vincent Valois... seront présents.
De nombreux stands de librairies, revues, associations, mouvements, blogs sont prévus.
PAF : 10,00 euros.
Tract journée 11 11 09 à imprimer
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Tranche de vie dans le RER D
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« Dans les mosquées, on ne fait plus de religion mais de la politique »
Entretien avec l’écrivain canadien d’origine algérienne D. Benhabib – Extraits choisis
« Dans les mosquées, on ne fait plus de religion mais de la politique. J’étais à La Courneuve la semaine dernière, dans une petite mosquée, il y avait tellement de monde que les rues étaient bloquées. Occuper l’espace public est d’une illégalité absolue. (…) Je préfère que l’on construise des théâtres que des mosquées. Tous les attentats perpétrés en France, ils se sont préparés où ? Dans les mosquées.
Je viens en France depuis 15 ans. J’ai constaté une prolifération de voiles islamiques que je n’avais jamais vue. Le voile, moi, en Algérie, à l’école, jusqu’à mes 15 ans, personne ne le portait. Ici, ça se banalise ! A Saint-Michel j’ai vu des burqas, c’est du délire !
C’est par les femmes, par le voile que le projet islamiste s’empare de la société. Notre classe politique préfère se réfugier dans ces discours politico-religieux réconfortant de victimisation. En arriver à avoir des gens qui disent « je suis musulman » et non pas « je suis français » c’est effrayant.» (Midi Libre)
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